Voeux 2020, derniers du mandat

Une fois n’est pas coutume, pour cette dernière cérémonie des vœux du mandat, j’ai tenu à mettre à l’honneur les élus municipaux. Que nous soyons élus majoritaires ou d’opposition, le respect des personnes et opinions a toujours prévalu dans nos échanges. Je m’en félicite ayant toujours défendu la conception d’un débat politique digne et respectueux d’autrui.
Rappelons qu’un mandat implique également conjoints, enfants, familles, vu le temps consacré au service de l’intérêt général et que cet engagement est sur la durée, six ans d’une vie ce n’est pas rien.
Si certains n’y voient qu’un sprint de quelques semaines, le temps d’une campagne, il s’agit en fait d’une véritable course de fond qui exige souffle, résistance, endurance .., Parfois même résilience, tant, toutes ces années nous avons du avaler, digérer, apprivoiser, appliquer, un nombre incalculable de réformes, dont certaines pour le moins éloignées de la réalité du terrain.

La « verticalité » du pouvoir ne date pas d’aujourd’hui. La « vérité » telle qu’elle peut être perçue de Paris ou de Bercy, confrontée au réel apparaît parfois théorique, voir ésotérique, le plus souvent technocratique.
Le pire est lorsqu’il faut justifier auprès de nos concitoyens des décisions venues d’en haut sur lesquelles nous sommes très réservés
Les associations d’élus dénoncent depuis des années cette logique « top down » et la tendance au « big is beautiful », symbolisée par des intercommunalités XXL désincarnées, déshumanisées, lointaines, qui laissent de côté cette France des ronds-points, cette France périphérique qui est la nôtre. 


Plus d’un français sur 3 vit aujourd’hui dans une petite ville et nos concitoyens s’y installent de plus en plus, notamment en Seine et Marne. Le péri urbain est devenu « tendance » ! Pour les français « Less is more » désormais, encore faut-il que les infrastructures, notamment de transport, suivent, nous en sommes à des années lumière.
Nos petites villes sont également confrontées aux défis d’une société « complexe », schizophrène, exigeante. Nos collectivités s’activent pour mettre en place malgré des obstacles croissants et des budgets contraints, services de proximité et équipements permettant à nos habitants de s’épanouir là où ils vivent, c’est aussi cela la République. 

C’est sans doute pourquoi nos compatriotes, confrontés à l’abandon des services publics sont autant attachés à leurs mairies. Ils y trouvent une porte ouverte, souvent la seule, bienveillance, écoute et capacité d’action. L’élu local est directement accessible, « à portée d’oreille », et peut entendre sans aucun filtre : doutes, colères, peur de l’avenir. S’il représente toujours un recours, il devient parfois malheureusement un bouc émissaire tout trouvé, notamment sur les réseaux sociaux.

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11 novembre 2019, 30 ans après

Comment ne pas faire référence lors de la cérémonie du 11 novembre a cet anniversaire qui a changé littéralement l’histoire de l’Europe et dont l’onde de choc a transformé durablement la géo politique planétaire ?

Il y a 30 ans, le mur de Berlin, mur de la honte s’il en est, s’effondrait et la liberté d’aller et venir revenait à l’Est comme revient l’espérance …
« L’histoire en marche offrait au monde le spectacle improbable la veille encore, d’une brèche dans le mur, qui à lui seul signifiait depuis près de 30 ans, les déchirures de notre continent.
Ce jour-là la démocratie et la liberté inséparables l’une de l’autre, remportaient, une de leur plus belles, une de leur plus sensibles victoires.
Le peuple avait bougé. Le peuple avait parlé et sa voix passait les frontières, brisait le silence d’un ordre qu’il n’avait pas voulu, qui lui était imposé et qu’il aspirait à renier pour redevenir lui-même. »
avait déclaré alors François Mitterand.

Comment expliquer aux nouvelles générations, la portée historique d’un événement qu’il apprennent dans leur livre d’histoire alors qu’il a marqué durablement au plus profond la jeunesse de leurs parents?
Peut-être leur raconter, qu’un mur tel celui de Games of Thrones, haut de 3,5 m, long de 155 km coupait la ville de Berlin en deux, séparant le monde libre du bloc soviétique, un mur érigée contre la volonté de ses habitants.
Je n’oublie pas que la chute du mur de Berlin, a été un merveilleux moment d’espérance, promesse d’avenir meilleur, permettant enfin à l’Europe de marcher sur ses deux jambes, celle de l’Ouest et celle de l’Est, y compris si aujourd’hui elle semble à l’arrêt l’Europe, alors qu’elle devrait courir pour rattraper le temps perdu …

Depuis 2012, lors de chaque cérémonie du 11 novembre, devant chaque monument aux morts, le pays rend hommage à ceux qui sont tombés pour la France : des poilus de 14, aux soldats disparus depuis, que ce soit en Algérie, Indochine, Afghanistan, Afrique ou lors d’opérations extérieures …

Cette cérémonie cette année a revêtu un caractère particulier, car nous avons rendu justice à deux Trilportais, « morts pour la France » et oubliés toutes ces années …

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Ligne P : De P+ à P-

France Bleue / © Maxppp – Nicolas Kovarik

Le « mass transit », le Japon et les JO 2024 n’étaient manifestement pas à l’ordre du jour de la réunion proposée par Ile de France Mobilités, pas plus que les vidéos promotionnelles du projet « P+ » …
Retour brutal au réel avec le projet d’évolution d’offre de service 2020 proposé par la SNCF pour la ligne P.
J’ai regretté pour ma aprt que n’ait pas été abordé les conditions calamiteuses de transport de ces derniers mois d’été, un brin d’auto critique et de retour d’expérience aurait été selon moi bienvenue …

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un constat qui fait consensus : la dégradation des conditions de transport de la ligne P se double de l’augmentation constante du nombre de ses voyageurs.
Situation d’autant plus dommageable que le degré de saturation du réseau ne permet pas d’ajouter le moindre train lors des heures de pointe. Nous sommes littéralement « dans le mur », cette situation démontre les limites de « l’expertise » de l’opérateur historique et son manque total d’anticipation, d’autant que le malaise est global et concerne autant le parc roulant, que les infrastructures ou la maintenance …
Toutes ces années, la parole de la SNCF s’est durablement démonétisée. Ses responsables feraient bien d’avoir moins de certitudes et plus de doutes tant les faits sont têtus et leur donnent tort.

Si sur le moyen terme, des pistes réelles d’amélioration existent (récupération du parc roulant de Provins, électrification de l’axe Trilport / La Ferté Milon, arrivée de nouveaux matériels plus capacitaires ), sur le court terme, rien ou presque …
La SNCF a proposé un projet que l’on pourrait résumer par le remplacement de deux liaisons directes La Ferte Milon / Paris (7h18 / aller, 18h05 / retour) par des navettes terminus Meaux. La création d’une rupture de charge sur Trilport et Meaux permet de transférer les deux sillons libérées (le sillon est un créneau de circulation alloué à un train sur un parcours précis) aux trains de Chateau Thierry.

Cette annonce a fait grand bruit : pétitions, lobbing des uns et des autre, articles de journaux et médias …
Au regard de la « fiabilité » de la ligne P, de la confiance limitée des usagers vis à vis de la capacité de la SNCF à honorer ses engagements, sur ce point les statistiques sont éloquentes, il est peu de dire que la proposition a fait débat et provoqué les réactions négatives des usagers et élus de l’axe de La Ferté Milon …A contrario de ceux de La Ferté sous Jouarre et de Chateau Thierry, pas forcément sur la même longueur d’onde, ne trouvant que des avantages à la proposition effectuée.
Opposer ou mettre en concurrence deux territoires aussi mal desservis est non seulement contre productif mais inacceptable. Il ne s’agit pas ici de déshabiller Pierre pour habiller Paul, d’autant que Pierre est déjà totalement dévêtu, mais bien de trouver un compromis raisonnée et raisonnable qui intègre les besoins et urgences de chaque territoire comme la faisabilité réelle des propositions effectuées …
Il ne saurait y avoir de gagnants ou de perdants, chaque francilien qui voyage doit être en capacité de se déplacer avec l’assurance d’arriver à destination, à l’aller comme au retour, d’autant que c’est toute la ligne P qui est sinistrée !
Il convient d’intégrer les doutes exprimés par les représentants d’usagers, au regard de leur vécu quotidien et de leur degré d’expertise plus que surprenant, sur la capacité ou non de la SNCF à honorer concrètement et au quotidien ses engagements, car c’est aussi là que le bas blesse.

C’est à partir de cette analyse que j’ai pris position, Trilport se trouvant à la confluence des deux lignes, il serait difficile de m’accuser de partialité.

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Construire l’Europe par la base

Inauguration du square d’Engen, à Moneglia en présence de JM Morer, Maire de Trilport, Johanes Moser, Burgmeister d’Engen, Claudio Magro Maire de Moneglia et Ferenc Bago, Maire de Pannonhalma

Quel point commun entre Pannonhalma, petite ville hongroise dont la célèbre abbaye domine majestueusement depuis 996 la plaine magyare, Moneglia station balnéaire italienne de la côte ligure située à l’Est de Gênes, non loin du parc naturel des Cinque Terre et la ville de Trilport ?

Leur jumelage avec Engen … 1998 pour Pannonhalma, 2000 pour Trilport (y compris si un appariement entre nos collèges existent depuis ls année 80), et 2009 pour Moneglia qui fêtait ce week end le 10eme anniversaire de son jumelage. avec Engen et avait invité les Maires de Trilport et de Pannonhalma à y assister.

A l’heure du Brexit, des tensions politiques entre pays pro européens et illibéraux , c’est une autre Europe qui se dessine au travers de ces échanges …
Ouverte, concrète, conviviale, en mode « bottom up », issue directement des territoires et des citoyens et non des élites anonymes de Bruxelles …
L’action initiée par Johanes Moser, burgmeister de Engen et Ulrich Scheller cheville ouvrière de ces partenariats est exemplaire, à plus d’un titre.
Tisser de telles relations entre quatre villes de pays européens différents, n’est pas si banal aujourd’hui, d’autant qu’elles ont pour l’instant résisté à l’usure du temps et contribuent à faire avancer, au concret, dans chacune de nos villes, l’idée européenne.

Depuis plus de 20 ans, des liens d’amitié se sont forgés, entre villes et habitants, nos enfants ont pris le temps de grandir, sinon ensemble, du moins en se découvrant …
Nos villes respectives se sont transformées, les fêtes et échanges multipliées, certains visages amis nous ont quitté …
Nous avons decouvert également et pu apprécie les amis de nos amis, la barrière de la langue, n’est pas le mur de glace insurmontable de Games of Thrones, lorsque l’on dialogue avec le coeur …
Nous nous sommes,comme l’écrivait Saint Exupéry, « apprivoiser » que l’on soit français, hongrois, italiens ou allemands.
Si Trilport n’est toujours pas jumelée avec Pannonhalma, depuis 20 ans, plusieurs échanges et voyages nous ont permis de découvrir une autre face de l’Europe, jusque là « terra incognita » pour nous … La Hongrie, sa géographie, son histoire tumultueuse et douloureuse, sa culture plurielle, entre Balkans et Autriche, comme ses doutes d’aujourd’hui …

Notre génération n’a pas sauvé la planète, loin s’en faut, mais elle a cependant consolidé l’Europe, mais jusqu’ici par le haut.
Il nous faut désormais collectivement réussir l’essentiel, faire de l’Europe un projet commun et partagé par le plus grand nombre des citoyens de nos différents pays…

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Les « Petites Villes » : ni complaisantes, ni opposantes, mais proposantes, independantes et utiles

Cette semaine, comme plus de 440 élus, chiffre record, j’ai participé aux 22 emes Assises des Petites Villes de France    l’association fêtait pour l’occasion son 30 eme anniversaire en présence de Martin Malvy son fondateur.
De nombreuses personnalités et ministres ont tenu à venir à Uzes afin de participer à nos travaux, dont le Premier Ministre Edouard Philippe qui a ouvert les débats et le Président du Sénat Gérard Larcher, en mode très combatif, qui les a lui clôturé.

Depuis sa création l’APVF a démontré son utilité dans le débat public, comme sa spécificité, comme l’a souligné son Président Christophe Bouillon « ne pas être complaisant, ni opposant, mais proposant, indépendant et utile ».
Cette indépendance, la volonté de proposer des solutions de fond aux problèmes de plus en plus complexes que doivent relever nos collectivités, la dimension multi partisane de l’association, n’être le satellite de personne mais simplement le porte voix des Petites Villes ont fait de l’APVF un interlocuteur respecté du gouvernement et des autres associations d’élus.
C’est en travaillant autour de propositions concrètes que notre association a gagné sa crédibilité, que ce soit sur les mobilités, l’accès aux soins, l’inclusion numérique ou la modernisation des conditions d’exercice des mandats locaux. Nous avons désiré effectivement mettre ce sujet sur la table, loin de toute démagogie. A six mois des élections municipales il nous semblait urgent d’agir afin de permettre à toutes et tous d’accéder aux responsabilités d’élu local, quelque soit l’âge ou l’activité professionnelle. Notre société se doit d’accompagner l’engagement citoyen que des françaises et des français mettent au service de la république dans tous les territoires, et pas seulement dans les grandes villes.

Ces assises ont abordé les défis que le pays doit surmonter autour notamment trois tables rondes : une relative aux mobilités à laquelle j’ai participé, l’une dédiée à la jeunesse, avec l’intervention très appréciée de Salomé Berlioux, auteure du livre « les invisibles de la République », et enfin une consacrée au vieillissement de la population et a la désertification médicale, deux enjeux majeurs. Le sociologue Emmanuel Vigneron y a dévoilé une étude élaborée pour les assises sur les disparités territoriales de l’accès aux soins (temps d’accès), de la présence médicale et des écarts de mortalité entre les différentes territoires. Constat alarmant s’il en est qui ne peut que nous interpeller !

Situées en première ligne, nos communes ont un rôle essentiel dans les dynamiques et les solidarités de et entre nos territoires, grace aux politiques publiques de proximité qu’elles impulsent et aux équipements qu’elles proposent, tant dans le monde rural que périurbain, un français sur 3 vit dans une petite ville !. Plébiscitées par nos concitoyens qui s’y installent de plus en plus, elles doivent, dans des conditions et des contraintes croissantes, relever les défis d’une société devenue « complexe » pour paraphraser Edgar Morin afin de permettre à nos habitants de s’épanouir là où ils vivent, malgré les fractures territoriales qui minent le pays et dont l’ampleur a été révélé par la crise des gilets jaunes il y a tout juste quelques mois.
Confrontés a l’abandon des services publics et d’acteurs publics majeurs, nos concitoyens disposent dans nos mairies d’une porte ouverte, trop souvent la seule, et d’élus qui entendent leurs doutes et leur peur de l’avenir. Des élus, à leur côté, qui agissent au quotidien pour résoudre leurs difficultés, non seulement « à portée d’engueulade », mais plus que tout présents, accessibles, disponibles, en mode réel et direct et non virtuel ou délégué.

Le scenario d’une métropolisation débridée « agglomérant » les territoires perdus de la république a démontré toutes ses limites. Aucun ruissellement en provenance des métropoles pour nos communes !
Ce « modèle » de développement ferait de notre pays un immense désert de territoires sans vie, ni dynamiques ou perspectives, un désert asséché, peuplé de concitoyens abandonnés à leur sort et assignés à résidence, un désert ponctué de quelques oasis métropolitaines connectées elles au monde du XXI eme siècle !
L’APVF défend une vision alternative, y compris si paradoxalement les petites villes sont partie prenante de la métropolisation du pays. Le métabolisme urbain est plus complexe qu’il n’y parait et le XXL pas toujours aussi « beautiful » que Bercy le pense. Une métropole dans notre pays est une mosaïque d’écosystèmes de territoires différents qui se doivent de dialoguer respectueusement les uns avec les autres.
Qu’elles soient « villes-centre » ou « péri urbaines » les petites villes sont l’expression d’un aménagement du pays qui se doit d’être équilibré et solidaire afin d’irriguer tous les territoires de la république, d’alimenter et accompagner les différentes dynamiques impulsées par nos communes, elles aussi sources d’innovation, d’expérimentation, de progrès, de solidarités, sociales ou multigénérationnelles, et plus que tout créatrices et porteuses de liens. Nous appelons, en cette période de mutation profonde, à un nouvel équilibre territorial, équitable et respectueux de l’environnement comme de nos habitants, qui dans une république comme la nôtre ne peuvent être des citoyens de second rang. C’est le sens de l’engagement de l’APVF et de la contribution votée à l’issue des assises d’Uzès .

La présence de nombreux ministres, dont Edouard Philippe a été appréciée. Le gouvernement semble avoir compris l’importance d’un dialogue responsable et respectueux avec tous les territoires, y compris ceux de l’arrière pays, cette France périphérique qui a le sentiment d’être abandonnée et « invisible ».
Cependant en matière d’amour, les Maires des Petites Villes n’attendent plus de déclarations, ils ont déjà bien trop donné, mais des propositions concrètes et tangibles, c’est ce qu’a résumé Christophe Bouillon, Président de l’APV à la fin de son discours de clôture, citant Corneille

« A qui sait bien aimer, il n’est rien d’impossible »

ADP, c’est aussi et surtout notre affaire

France Inter / 19 juin 2019 / Des Insoumis aux Républicains, le front commun des politiques contre la privatisation d’ADP/ © Maxppp / Christophe Morin

La consultation citoyenne contre la privatisation du groupe ADP, « affirmant le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris», est importante, c’est pourquoi je tiens à exposer les raisons de mon opposition, tant elle interpelle le citoyen et l’élu local que je suis.
ADP est également concerné par le dossier du CDG Express, maintes fois abordé dans ce blog et la création du nouveau Terminal T4 auquel je suis favorable ; il me semble opportun d’apporter une réponse adaptée à la croissance d’un trafic aérien qui doublera d’ici 2030 sans multiplier pour autant le nombre d’aéroports. Notre Dame des Landes nous a montré ce qu’il convient de ne plus faire.
Cet alignement de planètes vis à vis d’ADP n’est peut être pas si anodin qu’il y parait, j’y reviendrais plus loin. La corbeille de la future mariée est bien garnie …

Notons que c’est la mobilisation de 248 parlementaires qui a permis à cette consultation de se tenir. Certains d’entre eux avaient, rappelons le, soutenu en son temps la privatisation des réseaux d’autoroutes ou la vente d’une part importante du capital d’ADP au privé en 2013 ( 13 % d’actions vendues à 78 €, leur valeur a doublé depuis). Si certaines considérations « tactiques » ne sont sans doute pas à écarter leur initiative donne la parole au citoyen et c’est ce qui importe.

Encore faut-il, que ce référendum puisse se tenir. Préalable, réunir 4.717.396 signatures (soit 10% des électeurs) d’ici le 12 mars 2020. Or nous n’en sommes actuellement qu’à un peu plus de 770 000. Il est donc urgent de se mobiliser.

Certains des arguments échangés, caricaturaux, ne résistent pas à l’analyse : la police et les douanes des aéroports parisiens, quoiqu’il arrive, resteront bien de la compétence de l’Etat, vouloir faire croire que le rôle d’ADP se limite à gérer les galeries marchandes des aéroports revient également à se moquer du monde.
Soulignons, qu’en plus de gérer les pistes, le trafic aérien, la sécurité aérienne à l’approche des aéroports, les dispositifs de sûreté des passagers, et effectivement les centres commerciaux, ADP détient un patrimoine foncier de plus de 400 ha qu’il convient de maitriser !

Ce sont des raisons de fond qui expliquent mon opposition à la privatisation d’ADP. Elles concernent autant l’économique, que le stratégique, l’aménagement de nos territoires ou la souveraineté du politique en matière d’action publique.

Qu’elles sont elles ?

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