CDG Express, merci de ne pas oublier les usagers du quotidien, y compris ceux de la ligne P

Des usagers, gare de l’Est, à Paris. Christian Hartmann / Reuters

Le Conseil Municipal de Trilport a voté une motion relative au CDG Express (voir plus loin), tant ce projet de liaison concerne directement les territoires desservis par la ligne P ! Rappelons simplement que cette liaison reliera la plate forme aéroportuaire de Roissy à une Gare de l’Est, déjà bien surchargée !
Si nous ne sommes pas, à priori, contre son principe, encore faut il qu’elle ne perturbe pas la priorité donnée aux usagers du quotidien, qui ne doit pas qu’un slogan sans lendemain, mais bien une réalité concrète. De quels usagers parle t’on ? De ceux des lignes K, E et P du transilien, sans oublier les 900 000 voyageurs / jour du RER B, soi bien plus d’un million de personnes, excusez du peu !

Il est scandaleux et inconcevable que les territoires desservis par la gare de l’Est, que ce soient ceux de la ligne P, pourtant déjà bien sinistrée, des TER des Hauts de France ou du Grand Est aient été écartés de la « concertation » déclenchée en catastrophe par le Préfet de Région à la demande d’Elisabeth Borne, Ministre des Transports.
Dans son « rapport » de 11 pages, le Préfet Cadot n’évoque pas une seule fois l’impact pour les usagers actuels et futurs de nos lignes (plus de 120 000 usagers jours pour la seule ligne P), des conséquences sur un éventuel développement d’offre pour nos territoires du choix de la gare de l’Est !

Soulignons que cette concertation de la dernière minute fait suite à des critiques plus formelles sur l’absence d’études d’impact actualisées. Des remarques exprimées à la fois par le député Philippe Duron, dans le rapport du 20 septembre 2016 rédigé au nom de la « Commission Durable et de l’Aménagement du Territoire » de l’Assemblée Nationale, ou de l’Autorité environnementale, qui dans son avis du 6 avril 2016, qui considère que « l’étude d’impact est, du fait du choix du maître d’ouvrage, identique à celle présentée initialement à l’enquête publique conduite en 2007, qui ne décrit pas complètement le projet (…), et n’a pas été actualisée, ni pour tenir compte des modifications de l’environnement du projet, ni pour tenir compte des évolutions réglementaires ». A croire que rien n’est changé en Ile de France, depuis 2007 !

Dans son rapport final, le représentant de l’État laisse cependant poindre quelques motifs de préoccupation « légitimes » : notamment au sujet des « plans de transports de substitution » pour les « coupures longues » nécessaires lors des nombreux travaux prévus dans le secteur. Pour faire simple et plus direct, il s’agit ici des liaisons bus devant remplacer les trains alors que toutes les routes de ce secteur de la région parisienne sont archi-saturées aux heures de pointe ! Bonjour la galère !
Le Préfet de Région souligne notamment l’absence de « stratégie à ce sujet » de la part de SNCF Réseau sur la période 2021-2024. « Au-delà de 2019 et 2020, le maintien de conditions de transports du quotidien non dégradé en phase de travaux, notamment pour les RER B et D, n’est pas à ce stade garanti ». Comment s’étonner de l’inquiétude des élus et représentants des voyageurs du RER B si bien exprimée dans ce petit montage vidéo réalisé par la mairie de Mitry Mory

Pour revenir à la gare de l’Est, l’état désastreux du réseau actuel, la « qualité » à géométrie plus que variable de la maintenance du parc roulant et le degré de saturation d’une gare « pleine comme un oeuf » (voir plus loin)  a de quoi inquiéter les usagers que nous sommes.
Le préalable est d’être bien assurés que cette gare sera ensuite en mesure de supporter l’évolution d’offre inévitable dont ont besoin les territoires desservis que ce soit par la ligne P, les TER et des TGV !
Je regrette qu’un tel choix n’est pas tenu compte du rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures présidé par le même Philippe Duron, relatifs à la délicate problématique des nœuds ferroviaires des gares parisiennes cumulant de très nombreuses circulations (RER, transilien, TER, TET, TGV). Une pluralité d’usages qui rend l’exploitation globale de ces sites, particulièrement difficile et complexe. Rappelons également que dans son rapport relatif au CDG Express, Philippe Duron soulignait le travail insuffisant d’explication sur les choix techniques retenus ou écartés (notamment l’hypothèse d’un enfouissement d’une partie de l’infrastructure dans le secteur de la Porte de La Chapelle, écartée pour des raisons techniques et des raisons de coût).

La priorité aujourd’hui ne devrait pas être de surcharger une gare quasi saturée mais bien de la moderniser et de la doter des technologies les plus innovantes, afin de la rendre plus sûre et efficiente et qu’elle soit en capacité effective de répondre à une demande qui explose littéralement au regard du développement exponentiel de nos territoires.
Soulignons les contraintes générées à la Gare du Nord par l’exploitation de l’Eurostar, y compris hors des quais, dans le fonctionnement même de la gare, du fait de la sécurisation et de la ventilation de flux d’usagers de nature différente.
Ce choix entraînera nécessairement des perturbations pour les usagers des lignes du quotidien. Le choix pour des raisons évidentes d’économie de court terme, de faire partir et arriver les rames du CDG Express, Gare de l’Est intramuros, risque fort d’obèrer les possibilités d’amélioration d’offre pour les réseaux du quotidien de la ligne P, dans un état plus que pitoyable, comme les TER fréquentant cette gare. Au final ce seront encore et toujours les usagers du quotidien qui acquitteront la facture par des conditions de transport toujours aussi dégradées.

Beaucoup d’usagers et d’élus regrettent que les financements publics alloués à une telle infrastructure (qui peut prétendre que SNCF Réseau, Caisse des Dépôts, RATP développement et Aéroports de Paris soient des capitaux privés !) à savoir au minimum 2,5 milliards €, ne soient pas utilisés pour améliorer durablement les conditions de transport et l’offre quotidienne des usagers des lignes K, E et P du transilien et du RER B, soit plus d’un million et demi de voyageurs !

Mais quelle motion ont voté les élus de Trilport ?

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Ligne P, une avancée majeure, enfin, mais …

Visite de Valérie Pécresse sur la ligne P, gare de Lizy sur Ourcq (photo La Marne)

Eu égard à l’état catastrophique de la ligne P, c’est peu de dire que la visite de Valérie Pécresse était attendue des élus et collectifs d’usagers. La Présidente de Région ne pouvait effectivement venir sans annonce concrète d’amélioration, vu l’accumulation de problèmes rencontrés par cette ligne sinistrée et l’absence totale de perspective pour ses usagers, nous l’attendions de pied ferme.
Si Valérie Pécresse ne peut être tenue responsable de la situation actuelle, il devient plus qu’urgent de changer de braquet (cf note du blog), de définir de nouvelles perspectives et plus que tout de changer de paradigme ; une ligne ferrée transportant plus de 110 000 usagers jour ne peut plus être traitée comme une petite ligne, tant elle a tout d’une grande comme l’a rappelé la Présidente de Région, y compris si la SNCF ne s’en était pas rendu compte jusqu’à présent.
Valérie Pécresse, accompagnée d’Alain Krakovitch Directeur Général Transilien de SNCF Mobilités Quotidiennes, a fait quelques annonces, dont une majeure. Cependant pas de langue de bois, les usagers ne verront pas leurs conditions de transport quotidiennes s’améliorer avant de nombreux mois, voir quelques années ; mais ceux de La Ferté Milon, de loin l’axe francilien le plus sinistré, disposent enfin d’une vraie perspective avec l’annonce de l’inscription de l’électrification de La Ferté Milon au prochain Contrat de Plan Etat / Région( 2020).
Celle ci constitue une vraie victoire pour les élus et collectifs d’usagers, tant elle n’était pas gagnée d’avance. Je suis satisfait d’y avoir contribué, tant c’était mon objectif. Cela fait bien une dizaine d’années, que j’essaie de convaincre les uns et les autres, du bien fondé d’une telle mesure. Beaucoup il ya seulement quelques mois, pensait une telle annonce impossible ! A priori, les arguments développés, y compris s’il ont infusé très lentement, ont peu à peu porté leurs fruits.
Electrifier Trilport / La Ferté Milon aura effectivement plusieurs conséquences positives : amélioration des conditions de transports des usagers, garantie durable d’une meilleure desserte des gares de Trilport et Meaux lors des heures de pointe, diminution du nombre de voitures stationnant à Trilport du fait des problèmes récurrents de cet axe, fluidité accrue de l’exploitation de la ligne P la gare de Meaux devenant traversante (c’est aujourd’hui un terminus), homogénéisation du matériel roulant avec pour conséquence directe l’amélioration de la maintenance …
Cette décision est également une mesure d’équité territoriale et de dignité due aux usagers. Je regrette pour ma part que nous n’ayons guère eu le soutien de la SNCF et SNCF réseau sur cette question de l’électrification.

Ne nous méprenons pas, la portée de l’annonce de Valérie Pécresse est réelle, pour en avoir discuté avec elle même et ses proches, cette décision a été pesée jusqu’au dernier moment avant d’être officiellement annoncée. Cependant les usagers devront patienter de nombreux mois avant de voir concrètement leurs conditions de transports s’améliorer.

Que penser des différentes annonces de vendredi dernier ? Quelles perspectives actuelles et futures pour les axes de La Ferté Milon et de Chateau Thierry ?
Pourquoi faut il que la mobilisation des collectifs d’usagers, certainement désabusés et décus du manque de réponse immédiate concrète, se poursuivent absolument ?

Autant de questions auxquelles je vais tenter d’apporter des réponses, partielles et subjectives très certainement, puisque ce sont les miennes …

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Grand Débat : merci de n’oublier ni le terrain, ni le quotidien et le concret

Les animateurs des collectifs d’usagers de la ligne P animent la réunion publique

Ce billet n’a pas la prétention de se prononcer sur le bien-fondé ou non du « Grand Débat » initié par Emmanuel Macron. S’il apparait pertinent d’échanger, entre citoyens, au-delà des seuls ronds-points ou de la bulle filtrante et pour le moins réductrice des réseaux sociaux, encore faut-il que ce dialogue débouche effectivement sur du concret. L’essentiel réside bien dans les mesures qui suivront ou non cette séquence de dialogue citoyen inédite.

Le mouvement des « gilets jaunes » a révèlé le profond ras le bol d’habitants qui ont le sentiment légitime de vivre dans des territoires déclassés, avec pour seule perspective la certitude de lendemains tristement identiques au moment présent.
Le malaise est général, partagé par beaucoup d’entre nous , et ne date pas de l’élection d’Emmanuel Macron, d’autant qu’il a en constitué sans doute même un des principaux terreaux. Des interrogations de fond qui ne sont pas simplement hexagonales, ce qui explique l’intérêt que cette séquence suscite à l’étranger, nous y reviendrons.

Voilà pour le constat, revenons au terrain, comment contribuer localement à cette grande introspection collective ? Je suis de ceux qui pensent que ce mouvement social inédit peut se transformer en véritable opportunité ; encore faut-il que les réponses soient à la hauteur des enjeux.
A Trilport, nous avons d’abord fait « classique » : mise en place d’un cahier de doléances, qui se remplit peu à peu, et après le 15 janvier, d’une urne recueillant les contributions des citoyens aux thématiques proposées par le Président de la République.
Il nous est apparu dommageable de ne pas donner la parole à nos concitoyens pour qu’ils puissent débattre de problématiques qui empoisonnent leur vie au quotidien, et devenir forces de propositions, afin de promouvoir enfin dans notre pays une démarche de type « bottom up ».

L’objectif est de revenir au cœur des questions qu’ont soulevé notamment les gilets jaunes, dont celles portant sur les mobilités dans les territoires ruraux et péri urbains. Cette question des mobilités est l’étincelle qui a déclenché ce mouvement, ce qu’a rappelé le journal Ville, Rail et Transport dans le reportage qu’il a consacré au débat organisé à Trilport.
Il nous est apparu légitime de proposer aux collectifs d’usagers de la ligne P, très actifs au quotidien, de prendre en charge l’animation et la restitution de la réunion, avec notamment pour axes principaux : l’absence d’alternative à la voiture individuelle, les conditions de transport indignes et inacceptables de la ligne P du Transilien.
Nous avons eu la surprise d’accueuillir pour l’occasion une équipe de la télévision publique belge flamande (NWSvrt) venu réaliser un reportage sur le Grand débat.  

Avant d’aborder les différentes solutions évoquées, je veux souligner l’activité inlassable des collectifs d’usagers qui au quotidien animent les réseaux sociaux permettant ainsi aux voyageurs d’être informés en temps réel, du moindre aléa d’une ligne qui malheureusement n’en manquent pas, et le font bien mieux que les services de la SNCF, un comble !
Cette question des mobilités apparait emblématique, tant elle aborde de plein fouet, notamment en Ile de France, les contradictions éventuelles de l’action gouvernementale entre la priorité réelle ou non, donnée aux « mobilités du quotidien » vis à vis de projets tel le CDG Express.

Les prochaines semaines seront effectivement cruciales …

Revenons plus précisement sur la réunion qui aura permis aux usagers de faire des propositions concrètes   du moins pour ce qui concerne la ligne P du transilien.

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Trilport, reçu 5 sur 5 : @@@@@

Le Ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie remet les 5 arobases à la ville de Trilport (Photo Vills Internet)

L’association Villes Internet a dévoilé mardi 29 juin à la Défense, en présence du Ministre Julien de Normandie, son palmarès 2019.
Depuis vingt ans, cette association attribue aux collectivités lauréates son label national (allant de 1 à 5 arobases), selon la nature et de la diversité du panel de services connectés mis en place auprès des habitants et le déploiement de politiques publiques numériques locales qui soient respectueuses de leurs utilisateurs et visent à promouvoir un numérique citoyen accessible à tous.
Villes Internet est devenue un acteur incontournable des pouvoirs public dans le domaine de l’internet. L’association porte la vision d’un numérique citoyen, accessible à tous, réellement inclusif et n’oublie pas une dimension réellement éthique. Elle fédère les élus, acteurs locaux, partenaires institutionnels impliqués dans le développement de l’internet citoyen et du numérique urbain, initiateurs de politiques publiques à l’échelle locale ou nationale.

Soixante-trois communes françaises ont reçu la distinction la plus prestigieuse, celle des « 5 arrobases », Trilport en fait partie comme 17 communes d’Ile de France (voir plus loin).
Pour sa première participation, en 2018, la ville avait déjà obtenu 4 arobases, et a poursuivi, en cohérence, l’actions engagée. Les 5 « @@@@@ » sont une reconnaissance officielle et objective de la politique initiée depuis plusieurs années dans le domaine du numérique, de sa cohérence et de sa portée transversale et globale, malgré les moyens financiers et humains limités d’une petite ville de 5 000 habitants.
C’est également l’engagement dans un « internet citoyen » de la commune qui a été récompensé. Trilport a été effectivement une des premières collectivités au niveau national à avoir proposé et signé un partenariat avec la société française Qwant, afin notamment de déployer dans ses écoles, pour le plus grand bonheur des équipes éducatives et des élèves, la solution Qwant junior.

Concourir au label de Villes Internet, est un excellent moyen de situer l’action engagée dans une perspective réfléchie et réellement documentée, d’auto évaluer la démarche initiée, de se donner également des axes de progression cohérents et une méthode d’action qui soit transversale et globale. Obtenir 5 arobases ne peut être un objectif même si cela demeure une réelle satisfaction. 

L’évaluation à l’origine de l’attribution du nombre d’arobases respecte une matrice privilégiant une approche républicaine du numérique autour de quatre axes prioritaires :

  1. Démocratie et services publics : Identités, droits et libertés, Vie associative, Services publics, Démocratie locale
  2. Vivre ensemble : Vie quotidienne, Cohésion sociale, Solidarités, Territoire durable
  3. Partage des connaissances : Éducation, Médiation, Coopérations, Culture et patrimoine
  4. Création de richesses : Emploi, Innovation, Développement économique, Attractivité du territoire

Quelles sont les actions initiées par Trilport dans ce cadre comme les prochaines étapes que la ville a planifié ?

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Pourquoi les usagers de la ligne P doivent ils craindre le CDG Express ?

Qui n’a pas entendu parler du CDG express ?

Ce projet de liaison ferroviaire de 32 kilomètres entre Roissy Charles De Gaulle et la gare de l’Est devait permettre d’ici 2024 aux usagers fréquentant l’aéroport d’atteindre Paris en 20 minutes, pour 24 €, 365 jours sur 365, à raison de 4 rames / heure. D’un cout de 2,5 milliards d’euros, sa fréquentation potentielle est estimée à 6 millions d’usagers / an à sa mise en service (soit 20 000 / jours) pour atteindre 9 millions en 2050 (25 000 / jour).
La montée en puissance de l’aéroport de Roissy, avec la mise en service du futur Terminal 4, qui accueillira 80 millions de passagers en 2025, au lieu des 65 millions actuels, explique l’énergie déployée par ADP sur le dossier.
Tout semblait sur orbite, le CDG Express surmontant tous les recours déposés (tribunaux administratifs, Conseil d’Etat), enquêtes publiques, études, loi, prêt de l’Etat d’1,7 Mds € de l’Etat, travaux programmés, d’autant que l’attribution des JO 2024 est arrivé depuis.

Mais le projet connait actuellement un sérieux coup de frein. Critiqué depuis l’origine par des élus et associations de Seine-Saint-Denis, inquiets des nuisances occasionnées par 76 rames / jour supplémentaires, alors que les voyageurs ont toute opportunité d’utiliser aujourd’hui des taxis ou le RER B (30 minutes de voyages pour les directs), la fronde s’est élargie.
Une nouvelle levée des oppositions, alimentées par les conclusions de plusieurs rapports soulignant les impacts négatifs du chantier sur le quotidien des voyageurs des lignes K, E et P. Le seul RER B représentant 900 000 usagers quotidiens.
Beaucoup regrettent que les financements publics (SNCF Réseau, Caisse des Dépôts et Aéroports de Paris) alloués à une telle infrastructure ( 2,5 milliards), considérables, ne soient pas déployés et utilisés pour l’amélioration des trains du quotidien. Il est possible aussi que l’effet « gilets jaunes » et le coup de projecteur mis sur l’état désastreux des réseaux ferrés de proximité de la grande couronne francilienne aient joué.

Devant la levée de boucliers, Elisabeth Borne, Ministre des Transports a chargé le préfet de région Michel Cadot d’une mission de concertation, à l’issue de laquelle, il doit lui remettre un rapport en février.
Dans ce cadre, il recevait jeudi 24 janvier les collectifs d’usagers afin de les écouter et « de regarder l’ensemble des besoins de plages travaux, ou d’interruptions temporaires de circulation et de s’assurer qu’on ne va pas imposer des conditions intenables et dégradées aux usagers du RER B.

Mais les conséquences, si le CDG Express se confirme impacteront aussi considérablement le quotidien des usagers d’une ligne P, déjà bien malmenée !

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Une année 2019 placée sous le signe de l’espérance et de son esprit frondeur

Cérémonie des voeux, discours du Maire – Photo Ville de Trilport / D. Douche

Rite républicain immuable, les cérémonies de vœux ryhtment le début de chaque nouvelle année. L’émergence des intercommunalités, la multiplication des liens entre nos différentes collectivités font de janvier un mois particulièrement intense et chargé, du fait de la succession des cérémonies qui s’enchainent, chaque Maire assistant également aux cérémonies des communes voisines .

Ce véritable « carrousel » de voeux successifs, permet d’avoir une vue fidèle et transversale des problématiques spécifiques à chaque collectivité, comme de celles qui nous sont communes et que nous partageons : mobilités, accès aux soins, incertitudes sur les dotations de l’Etat et la suppression des impôts locaux, financement des équipements publics à créer au regard du dynamisme démographique de nos communes …
Faut il souligner que ces cérémonies de voeux sont celles des communes, ce qu’ont parfois tendance à oublier certaines « personnalités » prenant la parole , utilisant la tribune à d’autres fins que celle de souhaiter simplement une bonne année.
J’ai vécu il y a quelques années un grand moment de solitude lorsque deux élus de tendances politiques différentes, suite à mon discours de voeux, avaient polémiqué de manière politicienne, ce qui avait parasité et gaché ce qui doit rester un moment de convivialité ; depuis à Trilport seul le Maire parle.

Le constat qui s’impose suite aux différentes cérémonies auxquelles j’ai participé, est celui de l’importance pour la vie de nos concitoyens de l’action de proximité initiée et portée par les élus locaux.
Ne nous y trompons pas, elle constitue une réelle opportunité pour la cohésion du pays. Nos communes, y compris les plus petites impulsent des dynamiques territoriales locales, créatrices de richesses économiques et d’emplois, forment des digues de solidarités au combien utiles aux habitants du fait des liens humains indispensables qu’elles tissent, supplément d’âme précieux à la vie de tous les jours.
Le lien social et humain pour les élus locaux que nous sommes est le fil rouge d’un engagement continu au service des territoires et de nos concitoyens et constitue une véritable boussole pour l’action que nous menons au quotidien.
Cette relation humaine directe, sans intermédiaire, fait certainement de ce mandat le plus beau et explique sans doute également pourquoi l’élu local échappe encore au discrédit qui frappe la classe politique.
Proches, disponibles, accessibles, à hauteur d’homme comme à portée d’engueulade, le Maire demeure bien souvent pour les habitants de nos villes et villages le dernier recours. 

En 2019, préserver le « vivre ensemble » dans nos territoires, passe inévitablement par les portes de nos Mairies, toujours ouvertes, alors que tant et tant se ferment ailleurs ou sont déjà closes depuis belle lurette.
C’est la raison pour laquelle, il est si important au moment des intercommunalités XXL, déshumanisées et désincarnées, aux sièges administratifs pour le moins lointains, de préserver notre capacité à agir au plus près, en première ligne, notamment dans nos espaces péri urbains ou ruraux, les évènements récents, le démontrent.

Quelques mots sur la feuille de route 2019 de notre ville, Trilport.

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