Mondovino, Verbatim …

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Nossiter, le réalisateur de ce film :


 « Le vin, dans sa complexité infinie d’expressions, est sur la planète entière, la chose la plus à l’image de l’être humain … Essayer de saisir l’état du monde du vin, c’est forcément une quête sur notre relation à la vie et à la mort, mais aussi une quête sur la transmission d’un passé, orienté vers l’avenir. Cette notion de transmission de génération en génération, de ce qu’on fait passer et de ce qui ne survit pas… de ce qui est perdu… ou de ce qu’on rejette consciemment, est devenu pour moi le Graal de cette aventure sur trois continents. »

 

Hubert de Montille, 8 hectares dans les appellations Volnay, Rugiens et Pommard (Bourgogne).

 Avocat et vigneron.

«Où il y a de la vigne, il y a de la civilisation. Il n’y a pas de barbarie.»

 «La marque, c’est la culture anglo-saxonne. Vous cultivez la marque. Mondavi cultive la marque. Ici, on cultive l’appellation d’origine. Et on s’aperçoit au bout de 50 ans que c’est l’appellation d’origine qui prime sur la marque. Parce que la marque, ça s’oublie. C’est comme les gens…»

«Aux Etats-Unis, en Californie, ils ont le sens du marketing. On va noyer l’absence de terroir par le bois. On va expliquer que le goût du vin, c’est le goût du bois…Et on va convaincre les Français -qui eux ont du terroir- que c’est ça qui plaît!»

Aimé Guibert propriétaire de 40 hectares d’appellation Daumas Gassac à Aniane, Languedoc

 «Le vin, pendant des millénaires, c’est une relation presque religieuse de l’homme à travers la Méditerranée, essentiellement autour de la Méditerranée, avec les éléments naturels, le sol, sur lequel il n’y a jamais eu de molécules de synthèse et puis, le climat.»

 » Les vins qui ont fait rêver sont toujours des vins qui traversent le temps et qui vous amènent la jeunesse alors qu’il devrait y avoir les rides et la mort. »

 » Un grand vin, c’est beaucoup d’amour, beaucoup de liens avec l’immatériel, avec le sol, avec le temps, avec la climat. C’est un métier de poète de faire un grand vin. »

Battista Columbu propriétaire de 2 hectares d’appellation Malvasia di Bosa en Sardaigne

«Maintenant, les gens sont paresseux, emportés par le consumérisme. Ils n’ont plus d’identité. Ils ne savent plus d’où ils viennent. Ils se font plus souvent du mal que du bien. Nous avons été réduits au rang de bêtes. Mais même les bêtes choisissent ce qu’elles mangent. Nous avons perdu notre dignité.»

«L’homme ne doit pas se laisser distraire par les chimères d’un progrès qui n’apporte que ruine à lui-même et à la nature, et souffrance aux autres. Nous devrions vivre en paix sur cette terre. Et il y a de la place pour les autres.»