SEM@FOR 77 : La révolution numérique est en marche …

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Courant novembre, deux évènements locaux se sont entre croisés, à priori sans rapport, mais annonciateur pourtant d’un bouleversement considérable et in fine intrinsèquement liés, nous y reviendrons dans une prochaine note, car le sujet est vaste.

L’un est la mise en route de SEMAFOR 77, le réseau d’initiative publique lancé par le Conseil général, l’autre l’inauguration de la TNT « tout numérique » à Coulommiers ! C’est de Brie que notre pays débute la longue marche qui la mènera dans trois ans (novembre 2011) à la télévision tout numérique et à l’extinction de la diffusion analogique sur l’ensemble de son territoire.

L’Internet haut débit est aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, un fluide essentiel. Y accéder, c’est accéder à la vie (information, éducation, formation, culture, loisirs, e commerce, formalités administratives …), ne pas y accéder c’est en être exclu.
Pourtant aujourd’hui non seulement les taux de couverture de la population à l’Internet à haut débit (512 Ko) sont insuffisants, mais 2 % de la population française n’est pas desservie. Résultat des courses, 1 à 2 millions de Français se retrouvent physiquement exclus de la société de l’information !

Cette réalité se mêlant aux inégalités d’accés constatées en Seine et Marne et à l’inévitable fracture numérique des territoires en découlant, ont amené le Conseil général a s’impliqué dans l’aménagement numérique du département. C’est ce que Bertrand Caparroy Vice Président à l’aménagement numérique est venu présenter à Trilport lors d’une réunion publique à laquelle participait également M Bregnard de France Télécom, nous y reviendrons bientôt, car cette réunion fut vive, intéressante, instructive et pas langue de bois …

Depuis la loi du 21 juin 2004 pour La Confiance en l’Economie Numérique, les collectivités locales peuvent intervenir dans les  infrastructures de télécommunications et créer des réseaux d’initiative publique qui représentent désormais 40 % des accès dégroupés et occupent un rôle prépondérant dans le développement du haut débit : près de 2 milliards d’euros d’investissement global, public et privé y ont été investis ! L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) recensait en septembre 2008 102 projets de réseaux d’initiative publique, dont 85 pro jets majeurs couvrant chacun plus de 60 000 habitants et 56 projets en exploitation.

Ces collectivités, dont notre Conseil Général, ont lancé des projets d’aménagement de réseaux de fibre optique afin d’irriguer le territoire, relier les bassins de vie (agglomérations, zones d’activités), interconnecter les nœuds des réseaux des opérateurs et régler la difficile question des zones d’ombre (sans accés au haut débit). Car l’inégalité des territoires est avant tout essentiellement économique : investissement effectué ou pas dans de nouveaux équipements et infrastructures. Lorsque cela n’est pas rentable (nombre d’usagers / poids financier de l’infrastructure) les différents opérateurs, y compris l’historique, sont aux abonnés absents, préférant se concentrer dans les zones à même d’assurer un retour sur investissement rapide.

POur les entreprises privées, vive l’intervention publique, elle est en partie la seule solution, l’unique levier de changement, cela ne vous rappelle rien ?
Les collectivités territoirales, inutile de chercher l’Etat, investissent en lieu et place des opérateurs privés. C’est ce qu’a fait le Conseil Général de Seine et Marne, avec l’aide de la Région (pour 15 millions €) en lançant une délégation de Service Public sur 20 ans destinée à créer et gérer un réseau de fibre optique déployé sur l’ensemble du département : SEM@FOR 77.

Quiproquo pourtant.
Lorsqu’il parle haut débit, l’internaute pense aujourd’hui à 4 ou 8 voir 12 mega; alors que l’étalon actuel pour l’opérateur est fixé à 512 Ko. D’où problème … Le haut débit a fait exploser les usages en quelques années, mais l’arrivée du très haut débit incite à ne plus se poser la question des usages mais de permettre l’émergence des services de demain… Ce sont les usages qui sont désormais à l’avant pointe notamment avec la diffusion des contenus multimédias !

Tout cela risque encore de s’accélérer d’ici quelques mois …

Présentation de SEM@FOR 77 et de son importance pour notre territoire  …

 

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Le trés haut débit, enjeu essentiel du développement économique

L’économie numérique représente désormais plus de 25 % de la croissance mondiale, chaque investissement dans ce secteur accroit la compétitivité de l’ensemble de l’économie du fait des gains directs et indirects de productivité générés.

Pourtant en France, l’investissement y est deux fois plus faible qu’aux États-Unis, et trois fois plus faible que les pays d’Europe du Nord, au Japon ou en Corée. Plus grave encore, 50 %  des entreprises françaises sont connectées à l’Internet haut débit, 30 % disposent d’un site Internet et 2,5 % seulement des entreprises ont un site capable d’effectuer des transactions et du e business. Pour faire image, 500 000 petites et moyennes entreprises sont toujours déconnectées de l’économie numérique!

Internet fait émerger de nouveaux modes d’organisation du travail dont le télétravail, trop peu développé dans notre pays est une illstration. les télétravailleurs ne représentent que 7 % de la population active, contre 13 % en moyenne en Europe et 25 % aux États-Unis. Au regard de la crise que nous affrontons, le télétravail présente bien des avantages : allègement des charges de structure, réduction des déplacements domicile / entreprise pour les salariés, respect de l’environnement (sur les gaz à effet de serre du fait des transports économisés). Son développement d’ailleurs lié à celui des TGV peut à terme influer l’aménagement des terrtioires, et dévongestionné quelque peu les métropoles !

Constat : les nouveaux usages de l’Internet sont particulièrement consommateurs en débit : systèmes de sites miroirs (sécurisation), applications en mode hébergé, solutions de stockage et de ressources partagées, télé surveillance, visio conférence, partage de fichiers multimédia en ligne, télévision à la demande, haute définition, sauvegarde de données en ligne …  Ces tâches nécessitent des débits sans cesse croissants. Accéder à ces nouveaux usages est d’ores et un facteur clef de compétitivité dans le concert planétaire. Les grands pays développés se sont résolument lancés vers le très haut débit, au Japon et en Corée du sud, la fibre optique représente déjà 25 % des accès Internet, plu prés de nous en Europe, cinq pays (Suède, Danemark, Pays-Bas, Italie, Norvège) concentrent à seuls près de 96 % des abonnés aux réseaux en fibre optique…
La multiplication des données numériques fait appel à des services toujours plus perfectionnés, qui s’orientent paradoxalement vers une concentration des infrastructures (centralisation des pôles de gestion, de commuication ou de décision) , une externalisation des applications propres au fonctionnement interne (décentralisation d’activités, travail en partenariat à distance),  un nomadisme croissant et une approche « tout réseau » des outils informatiques qui permettent d’augmenter fconsidérablement productivité et efficacité  (synchronisation, synergie, flux tendu …).

Exemple, le domaine de l’imagerie, qu’elle soit de loisir ou médicale, le développement de la robotique, de la télé assistance, permettent l’émergence de nouvelles applications métier aux conséquencs spectaculaires : consultation médicale à distance (télémédecine) et opération chirurgicale, suivi du processus de production, gestion en flux tendu des stocks, traitement intelligent d’images, interconnexion de bureaux d’étude (maquette numérique partagée) …

Ces applications demandent des interconnexions performantes : fiabilité, débits disponibles, services liés à l’offre de connexion (sécurisation, temps de rétablissement,…). Non seulement la place des technologies de l’information et de la communication (TIC) devient incontournable et essentielle dans les usages et métiers des entreprises, mais le très haut débit, est devenu une condition sine quanun de l’attractivité d’un territoire.

 

Un RIP Seine et Marnais : SEM@FOR 77

Plus de 100 réseaux d’initiative public (ou RIP) sont recensés par l’ARCEP qui estime ce bilan largement positif, les RIP étant à l’origine de 30% des dégroupages et ont permis de lancer des infrastructures qui sans eux n’auraient pas encore vu le jour. C’est cette solution qu’a retenue le Conseil Général de Seine et Marne pour développer le haut débit, puis le trés haut débit sur le département.

Le concessionnaire choisi, SEMAFOR 77, est une société composée de trois opérateurs privés (VINCI Networks, Marais et COVAGE) et co financé par le départemnt et la Région (pour un peu moins de 50%). Le Conseil général a fixé quatre objectifs principaux :
– Connecter 100% des foyers Seine et Marnais à l’ADSL à haut débit (512 Kbps ) grâce à l’utilisation de différentes technologies (filaire, hertziennes …),
– Agir pour que toutes les communes Seine et Marnaises soient situées à moins de 10 km du réseau de fibre optique,
– Permettre à 100% des professionnels d’avoir accès à 2 Mbps symétriques (haut débit) minimum,
– Développer la concurrence entre Fournisseurs  d’Accés à Internet (FAI) afin de permettre l’augmentation des débits, les services proposés aux usagers et une baisse des prix des services, grâce au dégroupage de l’ensemble des neouds de raccordement seine et marnais.

Deux impératifs qui ne sont pas des détails, loin s’en faut : le délégataire ne peut pas vendre de services directement aux usagers mais à des opérateurs ou fournisseurs d’accès internet aux mêmes conditions et i fine au terme de la concession, le délégataire rétrocèdera l’intégralité des équipements et infrastructures créés au département.

En faisant appel à un prestataire externe, le conseil général s’est assuré la construction d’un réseau ambitieux dans des délais express et à des coûts raisonnables.
SEM@FOR77 prend en charge plus de la moitié de l’investissement initial (44 millions € sur les 74 millions €), au 30 novembre 2008, près de 1200 kilomètres de fibres optiques ont été déployés en complément d’autres technologies permettant d’atteindre 100% de couverture pour la Seine et Marne.
Dans le désordre : 197 zones d’activités sont désoormais raccordées en fibre, 150 autres desservies en WiMax ou en xDSL dégroupé, 534 autres sites publics sont connectés au réseau, les autres desservies en WiMax ou en xDSL dégroupé, 99 % des lignes téléphoniques seine-et-marnaises dégroupées, 73 collèges publics sont raccordés en fibre optique comme la quasi-totalité des bâtiments du Conseil général (Directions, UAS, ART…) , les autres sites étant raccordés par d’autres technologies.

Concrètement la fibre optique s’est arrêté à Trilport, dans la zone d’activité. Ne reste plus aux entreprises qu’à s’y connecter moyennant rétribution du prestataire, quelqu’il soit (pour les tarifs se rapprocher de SEMAFOR 77)..

Le backbone principal est posé, ne reste plus maintenant qu’à lui permettre de déployer « ses ailes » … Que la capillarité soit, afin que le trés haut débit irrigue nos territoires. Le Conseil Général a lancé un groupe de réflexion sur lcette thématique afin d ‘étudier la prochaine étape, de prendre les bonnes décision, de bien conseiller les collectivités (communes, intercommunalités) qui à un moment donné prendront le relais.

Il faudra également réfléchir à un schéma global d’aménagement des infrastructures numériques afin de rendre l’ensemble le pls complémentaire possible et de permettre au réseau de croitre peu à peu. Verifiera t’on la loi dite de « Metcalfe » ? (ce n’est pas un personnage d’Harry Potter). Une des lois qui a ponctué l’histoire de l’informatique (se souviens t’on encore de celle de Moore sur les micro processeurs) à l’origine de la bulle internet, et trés certainement une des lois fondatrices de a nouvelle économie : « la valeur d’un réseau croît avec le carré du nombre de ses utilisateurs »

C’est tout le mal qu’on souhaite à SEMAFOR 77, en espérant surtout que trés rapidement mes données viennent y faire un tour, au moins elles iront aussi vite que la lumière, cela prouvera de plus que ce réseau n’est pas réservé aux seuls entreprises mais concernent également tous les internautes …

Game is over !!!

 

Dans une prochaine note, outre un mini abécédaire, utile, la différence entre ADSL et FFTH …et les dilemmes de l’opérateur historiques …

 

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